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Etat des lieux après 10 jours de traversée Version imprimable Adresse Email


 

 LETTRE D'INFORMATION DE CHARLES HEDRICH

 

 

Le Français Charles Hedrich s’est élancé lundi 18 Décembre de Dakar en vue de battre le record de la traversée de l’Atlantique en solitaire à la rame.

Le Français Charles Hedrich s’est attaqué à un véritable périple en mer : traverser l’Atlantique à la rame en solitaire et tenter ainsi de battre le record absolu de quarante-deux jours détenu par son ami et parrain Emmanuel Coindre, 7 records mondiaux de traversée à la rame à son actif et n°1 mondial de la discipline.

Accompagné de sa femme, Patricia, et de ses deux préparateurs de bateau, ce Lyonnais de quarante-huit ans a quitté la plage Ngor de Dakar, étonnamment déserte en cette matinée frisquette. Le départ fut sobre, les adieux à sa femme simples et discrets. Calme et imperturbable, c’est pourtant sur une mer plutôt agitée que l’impénitent aventurier a pris place dans un modeste rameur de six mètres sur deux. Tout naturellement ...

UNE AVENTURE HUMAINE

La simplicité du départ et la décontraction affichée contraste sans nul doute avec le pari que Charles s’apprête à tenter, tant au niveau physique que psychologique. Traverser l’Atlantique et les quatre mille kilomètres qui séparent Dakar du Brésil à la seule force des bras est sans aucun doute une prouesse sportive, mais c’est aussi et surtout un défi psychologique et une aventure humaine. Imaginez-vous passer six semaines à ramer dix ou quinze heures par jour, en plein milieu de l’océan, seul au monde... Vous comprendrez alors le caractère exceptionnel de la chose !

L’épreuve s’effectue sans escale, ni assistance. Le bateau a donc dû être aménagé et chargé pour permettre à un homme d’y vivre plusieurs semaines non-stop. Le confort est minimal et les conditions de vie extrêmement rustiques. Les provisions tout d’abord se limitent à des aliments desséchés et non périssables à mélanger avec une eau de mer déssalanisée au moyen d’un «déssalanisateur» -petit appareil fonctionnant à l’énergie solaire et transformant l’eau de mer en eau potable. Le rameur comprend en outre une minuscule couchette, lit de fortune d’un mètre de hauteur au sein duquel le simple fait de tenir allongé est une performance. Surtout quand on est un grand gaillard de 1,95 m !

Le bateau est également équipé d’un Gps (Global positionning system) qui guide le rameur tout au long du parcours, d’un téléphone par satellite et d’une balise Argos qui permet aux suiveurs d’avoir la position du bateau toutes les trois heures. En cas de souci technique irrémédiable, il lui suffit de déclencher la balise Argos, autrement appelée balise de survie, pour prévenir les secours. Bref, un équipement sécuritaire minimal qui ne semble pourtant pas inquiéter le principal intéressé qui lance, tranquille et sûr de lui : «Le pire qui puisse m’arriver ? C’est de me retourner et de ne pas réussir à redresser le rameur. Auquel cas, je tire la balise de survie et l’on vient me chercher au bout de huit jours ! Enfin, je dis huit jours … À dire vrai, je n’en sais trop rien.»

UN COMPETITEUR AVENTURIER

Inconscience des novices ? Au diable, non ! Car malgré sa maigre expérience d’un petit mois de rame, ce mordu de sensations fortes semble savoir ce qu’il fait et ce qu’il veut. Il n’a pas l’air d’ignorer le danger, mais souhaite plutôt le défier. L’histoire de Charles Hedrich, c’est en effet l’histoire d’un passionné. Un passionné de la nature, de l’aventure. Un passionné des extrêmes.

En 2001, alors chef d’entreprise, il décide de tout quitter pour se consacrer à ce qu’il appelle lui-même sa «deuxième carrière» : celle d’un compétiteur aventurier à la poursuite de records extraordinaires. En 2003, il planifie son «Objectif Trois» et prévoit alors de participer au Paris-Dakar moto (Catégorie 400 cm3), de faire le Tour du Monde à la Voile en marge du Vendée Globe et de gravir l’Everest, le plus haut sommet du monde.

Pourtant, quand il annonce ses projets, on ne le prend pas au sérieux et personne ne peut y croire. Ou ne veut y croire. «On me prenait pour un fou car j’étais novice !» se rappelle-t-il. Il faut dire que tenter le Paris-Dakar après avoir passé son permis moto seulement dix mois avant le départ, ou embarquer pour un Tour du Monde à la Voile en n’ayant participé qu’à la Transate Anglaise, c’est prendre le risque de passer pour un aliéné ! Mais trois ans plus tard, force est de constater que le pari est réussi : il a terminé sixième du Paris-Dakar Moto 2003, conclu le Tour du Monde à la voile en 122 jours et gravi le mont Everest le 27 mai 2006!

Aujourd'hui, après 10 jours de navigation, Charles a parcouru 560 miles soient 900 km (suivi du parcours possible sur le site http://www.charleshedrich.com/).
Après un départ canon, il a connu 3 journées plus difficiles à cause d'un vent faible et d'un courant pas très favorable. Il a eu quelques ennuis avec son déssalanisateur et un de ses irridiums (téléphone satellite) est tombé en rade...
Heureusement, il en a un de secours!

Joint au téléphone cet après midi, il nous informait que les conditions étaient devenues bonnes. Il a repris son rythme de croisière plus motivé que jamais.
Ses 10 jours lui ont permis de tirer des enseignements qui lui seront bénéfiques pour le restant de sa traversée. Il apprend ainsi à gérer son effort en fonction des conditions météo. Lorsque le courant et le vent sont favorables et que le fait de ramer n'apporte rien de supplémentaire à sa vitesse, il s'économise. Et à l'inverse, il s'acharne plus quand le vent mollit.

D'ici là, Charles Hedrich et son équipe tiennent à présenter leur meilleurs voeux aux amis, aux partenaires, aux médias et autres admirateurs qui suivent quotidiennement son périple.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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