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24.12.15 - Nomades d'Afrique de l'Ouest : les Wodaabe Version imprimable Adresse Email
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Pendant ce temps-là…

 

Charles Hedrich était l’invité de Caroline Roux sur Europe 1 mardi 22 décembre à 9h pour l’interview. Podcast :

http://www.europe1.fr/emissions/linterview-decouverte/charles-hedrich-jai-ete-attaque-par-un-ours-blanc-2639873

 

Toute l’équipe Respectons la Terre vous souhaite un Joyeux Noël !

 

 

Nomades d’Afrique de l’Ouest

Les Wodaabe

 

Qui sont-ils ?

Il s’agit d’une tribu du peuple Peul aussi appelée Peul Bororo. Ce sont des nomades de la région sahélo-saharienne. Ils seraient au total 2 992 000 répartis principalement dans 5 pays : 1/ le Nigéria (2 241 000), 2/ le Niger (492 000), 3/ le Cameroun (154 000), 4/ La République Centrafricaine (55 000), et 5/ le Tchad (50 000).

 

Leur particularité ?

Ils vouent un véritable culte à la beauté et se considèrent comme étant les êtres vivants les plus beaux de la création. En revanche, leurs canons sont stricts. Pour être beau chez les Wodaabe, il faut avoir : un visage ovale, des traits fins, un nez mince et long ainsi que des dents blanches et régulières.

 

Une communauté matriarcale :

Chez les Wodaabe, la mariée reste avec son mari jusqu’à ce qu’elle soit enceinte. Elle retourne ensuite chez sa mère où elle donne naissance à son enfant et y réside encore pendant 3 ou 4 années. L’héritage chez les Wodaabe est utérin : l’enfant appartient au clan de la mère ! Mais sont-ils aussi polygames ? Réponse avec Charles Hedrich au micro de Radio Nova dans sa chronique « Où est Charlie ? » diffusée tous les vendredis à 8h40 : « Longtemps on a pensé que ce peuple était polygame et a priori aujourd’hui il y a consensus pour dire ‟pas du tout”. Ils pratiquent une monogamie, on va dire, successive […] Comment ça se passe ? C’est très particulier, c’est la jeune femme qui choisit son mari et le choix se fait souvent sur des critères esthétiques ».

 

La Geerewol : la fête de la pluie.

Traditionnellement, les Woddabe se réunissent une fois par an pour célébrer la Geerewol, la fin de la saison des pluies. Chaque clan est représenté par ses plus beaux danseurs qui s’affrontent dans un concours de beauté pour hommes pendant 6 jours et 6 nuits. Le jury ? Les jeunes femmes célibataires de la tribu. Pour l’occasion, les danseurs confectionnent eux-mêmes leur tenue et se maquille : du beurre mélangé à de l’ocre pour le visage, du charbon pour souligner les yeux, les sourcils et les lèvres, puis un trait jaune épouse la ligne dorsale du nez qu’ils prolongent sur leur front. La beauté des hommes dépend de la quantité de blanc sur leur visage : plus il y en a, plus ils sont beaux. C’est pourquoi, ils écarquillent les yeux et figent leur visage avec des sourires qui mettent en avant leurs dents. La danse se termine par un rite de séduction et des échanges amoureux. C’est à ce moment-là que les jeunes femmes choisissent celui qui, pour une nuit ou pour la vie, partagera leur couche.

 

Une tribu en sursis :

Les sécheresses sahéliennes consécutives, le manque d’eau et de pâturages qui en découlent rendent chaque année de plus en plus difficiles ce rassemblement massif. Pour certains, l’abandon de la Geerewol signerait la dissolution des Wodaabe en tant que communauté. Autre paramètre, la misère qui pousse de nombreux jeunes à quitter la vie nomade pour les bidonvilles en bordure des villes.

 

 

 
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