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29.04.16 - A la découverte de Bartolomeu Dias sur le Cap des Tempêtes Version imprimable Adresse Email

 

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Et pendant ce temps là …

Charles Hedrich sera l’invité de Valérie Chasteland et de Franck Grassaud dimanche 1er Mai dans « Les Alpes sur un plateau ». Le principe de l’émission : une fois par mois, France 3 Alpes met une personnalité des Alpes sur un plateau ! L'occasion de découvrir sa vie, ses passions et ses coups de cœur dans la région. À regarder à partir de 11h25. http://france3-regions.francetvinfo.fr/alpes/emissions/les-alpes-sur-un-plateau

 

 

À la découverte de Bartolomeu Dias

Sur le Cap des Tempêtes

 

 

 

 

Ça s’est passé sur Radio Nova…

http://www.novaplanet.com/radionova/podcast-ou-est-charlie

 

Charles Hedrich : aujourd’hui je suis au cap des tempêtes

 

Radio Nova / Thierry Paret : le cap des tempêtes c’est bien au sud ça ?

 

Charles Hedrich : C’est tout au sud de l’Afrique et ce cap fut longtemps considéré à la fois comme le cauchemar et l’espoir des marins

 

Radio Nova / Thierry Paret : il parait qu’il y a beaucoup de vent là-bas, énormément de vent

 

Charles Hedrich : Alors il y a des tempêtes terribles. L’histoire, 4 ans avant Christophe Colomb, après 13 jours justement de tempête absolument épouvantable, le portugais Bartholomeu Dias, en 1488, franchit le sud de l’Afrique et ouvre la 1ère route maritime vers les Indes. Une aventure exceptionnelle. De retour au Portugal, le roi préféra renommer le cap des tempêtes le cap de Bonne-Espérance car cette découverte va être capitale pour la prospérité du royaume et le développement de son empire colonial. Étonnement le cap de Bonne-Espérance n‘est pas le cap le plus sud de l’Afrique. C’est le cap des Aiguilles à 150 km à son sud-est. Et je suis passé là-bas en 1983, officier de marine marchande à bord du Montcalm, un navire charbonnier, une sorte de tanker de 200 m de long, et qui transportait plus de 200 000 tonnes de minerais, un des plus grands du monde.

 

Radio Nova / Thierry Paret : t’as pas vomi ? Ça secoue pas mal dans le coin quand même ?

 

Charles Hedrich : Moi je suis malade toujours au départ, ça dure, suivant les cas de figure, entre 2 ou une semaine, et après plus jamais malade. Et à l’époque nous naviguions sous pavillon français et à Lyon, en Afrique du sud, chargé du charbon. C’était alors le régime de l’apartheid et la situation était étrange, nous étions un des seuls pays à commercer avec l’Afrique du sud, alors sous embargo. C’est une des régions du monde où l’on peut rencontrer des vagues scélérates, l’existence de ces déferlantes monstrueuses a longtemps été mise en doute, rattachées un peu au folklore maritime. Le Montcalm peut témoigner de leur existence. Une cale a été enfoncée comme une boite de sardines par une vague exceptionnelle. La chance et la structure du navire à cloison étanche lui ont permis de ne pas faire naufrage, mais cette fortune de mer a nécessité plusieurs mois de réparations et suscité beaucoup d’interrogations.

 

À l’époque, très peu friand d’exercice physique dans les salles de sport qui existaient à bord des bateaux marchands, j’ai commencé à prendre l’habitude de courir sur le pont des navires, le tour complet du charbonnier c’était un peu plus grand qu’un stade olympique avec en prime les mouvements du bateau, l’air du large et les paysages. Je repasserai à la voile en solo dans cette zone pendant le Vendée Globe 2004/2005. Le hasard voudra qu’une déferlante coucha le bateau à peu près au même endroit, mât dans l’eau, heureusement sans trop de conséquences.

 

Radio Nova / Thierry Paret : merci Charles

 

Charles Hedrich : Merci beaucoup, avec plaisir

 

Radio Nova / Thierry Paret : c’était passionnant cette histoire

 

 

FOCUS : Qui est Bartolomeu Dias ?

Né en 1451 à Algarve, en 1486 le roi Jean II de Portugal le charge de poursuivre les explorations de Diogo Cão le long des côtes africaines. L’objectif : trouver une autre voie vers l’Inde pour y trouver des épices et les ramener en Europe, la route de la soie n’étant plus accessible depuis la prise de Constantinople par les Turcs. Parti de Lisbonne en août 1437, il arrive en décembre en Namibie, le point le plus méridional sur les cartes de navigation de son prédécesseur. Il affronte alors de fortes tempêtes, ce qui l’amène à doubler, sans la voir, la pointe de l’Afrique. Parvenu jusqu’à la baie d’Algoa, il découvre au retour vers le Portugal le « Cabo Tormentoso » (cap des tempêtes » rebaptisé par le roi « Cabo de Boa Esperança » (cap de Bonne-Espérance). Il décédera en 1500 dans le naufrage de son navire entre la côte du Brésil et le cap de Bonne-Espérance.

 

 

 

 
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